L’Or
« Le Petit Palais de la rive gauche. »
L’Or
L’Or n’est pas un projet de restructuration lourde, mais un travail de requalification, de mise en valeur et de décor d’un appartement ancien de la rive gauche.
Sans bouleverser son plan, nous avons cherché à retrouver les qualités d’origine de cet appartement que le temps et une succession d’interventions superficielles avaient peu à peu estompées. Restaurer plutôt que transformer ; révéler l’existant et lui redonner de la cohérence, tout en y inscrivant une écriture contemporaine.
Pour nos clients, collectionneurs, l’enjeu était également de créer des écrins capables d’accueillir œuvres, livres et objets sans jamais transformer l’appartement en lieu d’exposition. Il devait conserver avant tout le caractère vivant, généreux et accueillant d’une maison de famille.
Le projet se construit ainsi comme une succession d’atmosphères. Aux grandes pièces de réception, douces et lumineuses, répondent des espaces de transition plus sombres et enveloppants. Ce contraste accompagne le passage d’une pièce à l’autre et donne à l’appartement son rythme : tantôt ouvert et lumineux, tantôt plus intime, presque théâtral.
La cuisine, ouverte sur l’entrée, est l’un des rares espaces dont nous avons entièrement repensé l’écriture. Une verrière dessinée sur mesure la sépare sans l’isoler. Son motif d’écailles sérigraphiées dialogue avec le miroir installé au-dessus de la cheminée du salon et crée, à travers les transparences, un jeu de correspondances d’une pièce à l’autre.
Dans la salle à manger, le papier peint moiré de Dedar apporte profondeur et douceur aux murs. Au centre de la pièce, la suspension de DCW Éditions flotte au-dessus de la table comme un bijou : une évocation du livre ouvert qui trouve naturellement sa place dans cet intérieur de collectionneurs.
Dans le salon, le magnifique triptyque de fenêtres cintrées donne à lui seul sa mesure à la pièce. Face à la cheminée, nous avons dessiné une bibliothèque en chêne massif comme un véritable bas-relief de bois. Sa composition est volontairement réduite à l’essentiel : quelques lignes horizontales, des montants sculpturaux et des courbes qui adoucissent leur rencontre. Pensée pour recevoir indifféremment livres et objets, elle existe aussi par elle-même lorsqu’elle se vide, à la manière d’une pièce de mobilier autant que d’une architecture.
Partout, le projet joue ainsi de la rencontre entre l’ancien et le contemporain, entre le précieux et le familier, entre les objets collectionnés et ceux dessinés spécialement pour le lieu. Il ne s’agissait pas de figer cet appartement dans son histoire, mais de lui permettre de la poursuivre.
Crédit photo : Aurélie Deglane, @liliiwonderland













